Les Classes

Class 40

Le monocoque Class40 est l’un des nouveaux bateaux les plus prisés de ces dernières années.

Il a été introduit en 2005 afin d’offrir aux skippers en partie amateurs un bateau moins coûteux pour participer aux courses océaniques avec un budget limité.

Depuis, son succès se confirme, avec près de 150 bateaux mis à l’eau à travers l’Europe et l’Amérique, et de plus en plus pour des skippers professionnels.

Les grandes courses en solitaire, en double et en équipage accueillent aujourd’hui d’importantes flottes de Class40, c’est le cas notamment de la Route du Rhum Destination Guadeloupe, la Transat Jacques Vabre et la Rolex Fastnet Race.

Les Class40, construits entièrement en fibre de verre, se sont pas des monotypes, mais sont soumis à une jauge de type ‘box rule’ qui fixe des limites de longueur, largeur, et tirant d’eau. Elle impose également une quille fixe et des limites sur certaines caractéristiques du bateau comme la hauteur du mât, le nombre de voiles et les ballasts.

Contrairement à d’autres classes soumises à une box rule, les Class40 ont attiré de nombreux architectes et grands esprits de la voile d’aujourd’hui.

Les Class40 sont des bateaux rapides, agréables à naviguer, que la jauge a rendu très compétitifs. The Transat offre un excellent terrain de jeu qui permettra à ces bateaux de dévoiler tout leur potentiel sur un parcours difficile contre les vents dominants.



Multi 50

La Classe des Multi50 réunit des multicoques rapides, qui, comme les Class40, sont conçus pour être plus accessibles financièrement, grisants et capables de participer à des traversées océaniques.

Les principales règles de cette classe imposent des limites de longueur et de largeur, mais les bateaux peuvent être des catamarans ou des trimarans de 50 pieds maximum, avec un maximum de quatre appendices, mais sur lesquels les foils, les systèmes hydrauliques et les mâts inclinables sont interdits.

Cette classe principalement française qui tient ses origines dans les années 70, réunit encore aujourd’hui de nombreux bateaux, dont certains sont faits sur mesure pour des coureurs professionnels, et d’autres sont construits et skippés par des amateurs éclairés.

Les meilleurs trimarans Multi50 sont capables d’atteindre des vitesses supérieures à 30 noeuds, et demandent beaucoup d’efforts et de concentration pour éviter les risques de survente et de chavirage.

Les multicoques de 50 pieds ont participé pour la première fois à The Transat en 2004 avec six bateaux sur la ligne de départ et quatre à l’arrivée.



IMOCA 60s

Appelés à l’origine Open 60, ces bateaux sont aujourd’hui connus sous le nom d’IMOCA 60, désignant la Monohull Open Class Association qui les gouverne. Ces célèbres machines de course sont majoritaires dans le milieu de la course océanique en solitaire sur monocoques depuis le milieu des années 80.

Ils sont apparus sur la seconde édition du BOC Challenge en 1986 lorsque, suite à aux règles de course qui limitaient la taille des monocoques à 60 pieds, cinq bateaux de cette taille se sont alignés sur la ligne de départ.

Les IMOCA 60 sont élégants, rapides et légers et sont construits en carbone. Mais ils sont également capables d’affronter les conditions les plus féroces de la planète. Très larges par rapport à leur longueur, ils sont optimisés pour les vents portants rencontrés dans les Mers du Sud pendant le Vendée Globe.

Comme les Class40, les IMOCA 60 sont soumis à une jauge ‘box rule’ qui limite des paramètres clefs et impose des normes de sécurité, telles que des critères de stabilité minimum. Cette classe a attiré depuis 30 ans les plus grands noms de la course en solitaire, comme Philippe Jeantot, Michel Desjoyeaux, Ellen MacArthur et Vincent Riou.

Au fil du temps, les bateaux sont devenus plus radicaux avec des quilles pendulaires, des dérives, et des mâts inclinables, et la classe a déjà attiré quelques uns des meilleurs architectes contemporains, comme Finot-Conq, Farr Yacht Design, Juan K et VPLP.

La dernière révolution en matière de design est l’introduction de foils qui offrent des vitesses spectaculaires à certaines allures et changent radicalement la donne pour les tout derniers bateaux mis à l’eau.



Ultimes

Contrairement aux trois autres classes de The Transat, les Ultimes ne forment pas à proprement parler une classe.

Les Ultimes, qu’on appelait avant les multicoques géants, sont les voiliers de course les plus grands, les plus rapides et les plus extrêmes de leur génération. Ils sont une évolution directe des grands multicoques apparus à la fin des années 80 sur la Route du Rhum. Depuis, ces bateaux n’ont cessé de gagner en taille, en légèreté et en vitesse.

Les Ultimes sont extrêmement sophistiqués et leur construction coûte en moyenne 8 millions d’euros, recherche et développement inclus. Les plus récents sont très larges, plus légers que leurs prédécesseurs et très solides. Ils sont conçus pour être menés aussi bien par un marin en solitaire que par un équipage. Mais il faut des nerfs d’acier pour skipper une de ces machines seul à travers les océans, et le parcours semé d’embuches de The Transat sera un immense défi pour ces bateaux capables de naviguer à deux fois la vitesse du vent et d’atteindre les 50 noeuds sur l’eau.

En fonction des conditions météo, le vainqueur dans cette classe reliera probablement Plymouth à New York en un temps record de sept jours.