Armel Tripon signale son abandon

"Par rapport à la dépression, je n’étais pas en position idéale, mais j’avais un peu surestimé ma vitesse. Il m’a manqué quelques heures pour pouvoir passer dessous."

10.05.2016

En escale technique à Horta, le skipper de Black Pepper/ Les Ptits doudous par Moulin Roty renonce à reprendre la course vers New-York

Contraint de se mettre en fuite et de plonger au Sud pour échapper aux foudres de la tempête qui a balayé l’Atlantique le week-end dernier, Armel Tripon a signifié ce matin son abandon à la direction de course de The Transat bakerly. Le skipper du Class40 Black Pepper / Les Ptits doudous par Moulin Roty, en escale à Horta aux Açores pour réparer les avaries techniques qui se sont accumulées à bord, renonce à reprendre les chemins de cette compétition océanique, où il bataillait aux avant-postes. Vingt solitaires, suivis par Loïck Peyron sur Pen Duick II, progressent actuellement en course en direction de New-York, qui s’apprête d’ici quelques heures à accueillir François Gabart (Macif), attendu en vainqueur dans la catégorie Ultime.

"J’ai eu un peu le temps de digérer, mais cela reste une énorme déception. Quand tu t’engages dans une course, tu y mets beaucoup d’énergie et d’envie. Quand tout s’arrête brutalement, c’est toujours dur !"

Armel Tripon (Black Pepper / Les Ptits doudous par Moulin Roty) : « Je suis arrivé hier à Horta et je ne peux pas repartir tout de suite parce qu’il y a quand même un peu de réparations à faire. Je n’ai plus d’aérien, le foc solent est déchiré, j’ai des problèmes de charge de batteries… Plein de petits trucs qui s’accumulent, des problèmes qu’il faut résoudre, qui m’obligent à faire une escale qui doit durer plus de 24 heures. Je suis un compétiteur et repartir en mode convoyage vers New-York alors que les autres seront à plus de 1 000 milles n’a pas d’intérêt. Par rapport à la dépression, je n’étais pas en position idéale, mais j’avais un peu surestimé ma vitesse. Il m’a manqué quelques heures pour pouvoir passer dessous. J’ai eu un peu de temps pour digérer, mais cela reste une énorme déception. Quand tu t’engages dans une course, tu y mets beaucoup d’énergie et d’envie et quand tout s’arrête brutalement, c’est toujours dur. D’autant que je n’ai pas l’habitude de ne pas terminer mes courses, cela m’est arrivé seulement une fois en Mini 6.50, c’était en 2001 ! »

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