Thomas Coville en approche

"Les plus belles courses sont celles où il y a de la compétition (...) La course avec Thomas a été très intense. Comme moi, il a le sens de la compétition et de l’engagement, je sais que quand je me bats contre lui, il est toujours à fond" François Gabart

11.05.2016

Le skipper de Sodebo attendu à partir de 9h, heure française, à New-York

« L’émotion la plus grande, je l’ai ressentie plus tôt dans la journée, au moment où je suis sorti de la dernière petite bulle anticyclonique. C’est là que je me suis dit que c’était bon, cela a été un soulagement énorme, parce qu’il y avait eu auparavant beaucoup d’engagement physique et mental. C’était une sorte de délivrance et d’accomplissement. » Les premiers mots de François Gabart après avoir franchi la ligne d’arrivée à New-York illustrent l’intensité de la dernière bataille qu’il a dû livrer pour décrocher cette victoire qui porte l’éclat de l’exploit sur The Transat bakerly, fidèle à sa réputation de course dense, intense, et intransigeante.

« C’est psychologiquement éprouvant quand tu te retrouves dans une zone sans vent, parce que tu ne sais pas trop ce qu’il se passe derrière et tu penses clairement au classement. Sodebo n’était pas loin derrière, alors j’étais vraiment en mode compétition. J’avais envie de gagner cette Transat ! » ajoutait-il

Dans le sillage du skipper de Macif, Thomas Coville (Sodebo) n’a en e effet jamais baissé la garde, prêt à saisir la moindre occasion dans ses voiles.

Au terme de ces dernières 48 heures de course, où il est toujours resté à l’attaque et à l’affût dans des conditions météo éreintantes, Thomas Coville s’apprête à son tour à mettre un terme à cette chevauchée Atlantique et fantastique dont il a été un grand animateur.

Difficile d’oublier que le skipper âgé de 48 ans, réputé pour sa pugnacité, n’a cessé d’imposer un rythme élevé. En témoigne sa fabuleuse journée à 673 milles où il a bien failli, malgré lui, battre le record de vitesse pure en solitaire sur 24 heures.

« Les plus belles courses sont celles où il y a de la compétition, comme sur le Vendée Globe avec Armel (Le Cléac’h, ndlr). La course avec Thomas a été très intense. Comme moi, il a le sens de la compétition et de l’engagement, je sais que quand je me bats contre lui, il est toujours à fond », lâchait le grand vainqueur sur le ponton d’accueil de Big Apple, le mieux placé pour apprécier la teneur de la course de son coriace poursuivant.

Partager cet article