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Ambrogio Beccaria (Alla Grande - Pirelli) remporte The Transat CIC en Class40 !

Quelle victoire ! Fin régatier, exceptionnel de sang-froid et de maîtrise, le skipper italien a tenu jusqu’au bout à l’issue d’un incroyable duel avec Ian Lipinski (Crédit Mutuel). Il a franchi la ligne ce vendredi à 05 h 47 55’’ (heure française) à l’issue de 11 jours 16 heures 17 minutes et 55’’ de course. Surtout, Ambrogio étend sa domination en Class40 : déjà vainqueur de la Transat Jacques Vabre - Normandie Le Havre en automne dernier, il signe un nouveau succès de prestige.


SA COURSE EN CHIFFRES

Heure d'arrivée : 05 h 47 55’’ (heure française)

Temps de course : 11 jours 16 heures 17 minutes et 55 secondes

Distance parcourue : 3280,06 milles nautiques

Vitesse moyenne (sur l’orthodromie) : 10,52 nœuds

Vitesse moyenne réelle : 11,70 noeuds

 






LE RÉCIT DE SA VICTOIRE 

 

Avant le départ à Lorient, le 28 avril dernier, Ambrogio Beccaria était le seul marin à voir dans The Transat CIC un peu plus qu’une course. Lui, le régatier acharné, le compétiteur hors-pair ne pensait pas qu’au sport au moment de s’élancer pour ce rendez-vous majeur de la saison Class40. En cause : le vertige de l’histoire. « Se rendre à New York par la mer, cela résonne particulièrement quand on sait que des générations d’Italiens sont partis là-bas pour chercher une vie meilleure ». Ambrogio parlait de ces nombreuses familles « dans le Sud de l’Italie surtout », qui « ont des aïeuls partis là-bas ». L’immigration massive a eu lieu au XIXe siècle, ils fuyaient la misère pour un avenir qui s’annonçait radieux et nombre d’entre eux ont contribué à façonner l’Amérique, ses institutions, son tissu économique et son histoire aussi.

 

Un duel exceptionnel d’intensité

 

« Aller à New-York par la mer rappellera forcément le lien culturel très fort et très émouvant qui nous unit », confiait Ambrogio. Le skipper d’Alla Grande - Pirelli pourra en profiter à son arrivée à ‘Big Apple’ quand il passera sous le pont Verrazzano  - du nom de l’explorateur italien qui a été le premier à naviguer dans la baie de New York -, à proximité de la Statue de la Liberté avant de retrouver ses proches sur un ponton de Brooklyn.

 

Ambrogio pourra savourer, aussi, parce qu’il vient de réaliser une transatlantique en forme de sprint, un combat acharné, remporté aux points face à Ian Lipinksi (Crédit Mutuel), les deux hommes ayant offert un duel exceptionnel par son intensité. Auteur d’un très bon départ, Ambrogio s’est hissé dans le ‘top 5’ dès les premiers milles en longeant les côtes bretonnes. Dans la remontée vers l’Irlande, il a opté pour un positionnement plus Sud que ses rivaux avant de les rejoindre au moment où la tête de flotte filait plein Ouest, à proximité de la route directe.

 

Un sacré mano-à-mano jusqu’au bout

Commence alors une guerre des positions avec Fabien Delahaye (LEGALLAIS), Nicolas d’Estais (Café Joyeux) et surtout avec Ian Lipinski (Crédit Mutuel). Ambrogio parvient à reprendre les commandes de la course samedi dernier au petit matin. Il confie alors : « ça ne change rien d’être en tête mais ça m’encourage, ça montre que j’ai fait les bons choix ». Ambrogio fait partie de ces marins respectueux qui parlent plus vite des autres que lui. Quelques minutes plus tard, il poursuit : « je trouve que Ian prouve que c’est un grand champion. Il n’avait pas le bateau le plus rapide au reaching et au final il a fait toute la partie au reaching en tête ! »

 

Ensuite, les deux hommes se sont livrés un sacré mano-à-mano, sans compter leurs heures de sommeil, en tricotant jusqu’à la ligne d’arrivée. Un duel de pistoleros du large, un duel à couteaux tirés, un duel de (très) grands régatiers. Il y a, dans la progression d’Ambrogio Beccaria, l’idée que l’on se fait d’un palmarès de géant : vainqueur de la Mini-Transat (2019), 2e de la Route du Rhum, lauréat de la Transat Jacques Vabre et de The Transat CIC. À lui de savourer, autant qu’il peut, sur les chemins de la gloire.


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