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Cap sur New York



LA QUATRIEME NUIT. Après avoir traversé une dorsale anticyclonique hier, les IMOCA ont mis le pied sur l’accélérateur. Ils font désormais cap sur New York au portant, toujours emmenés par Charlie Dalin (MACIF Santé Prévoyance), solide leader devant Yoann Richomme (IMOCA Paprec Arkéa), qui accusait 20 milles de retard au pointage de 8h. De leur côté, les Class40, entrés dans la dorsale en début de nuit quelques heures après les IMOCA, devraient en sortir dans l’après-midi. Ce matin, Fabien Delahaye (LEGALLAIS) caracolait toujours en tête, talonné de très près par Ian Lipinski (Crédit Mutuel). Chez les Vintage, Patrick Isoard, qui dispose d’un bateau plus rapide que Rémi Gerin, fait toujours course en tête.


L’option nord, choisie par les leaders du fait du positionnement de la première dépression, a été payante chez les IMOCA. Premier à empanner, Charlie Dalin, qui s’est recalé légèrement au sud de l’orthodromie (route directe) est toujours aux commandes de la flotte ce matin et progresse à 16,9 nœuds. Positionné quelques milles dans son nord, Yoann Richomme, un peu plus rapide, affiche quant à lui 19,8 nœuds au compteur. « On a vu depuis minuit, 1h du matin que les vitesses ont bien accéléré pour la tête de flotte, qui est sortie de la dorsale anticyclonique. Les concurrents évoluent actuellement dans un flux d’est de 25-30 nœuds avec des rafales à 35 nœuds », indique Yann Chateau, Directeur de Course adjoint, qui précise que « les conditions de mer vont se durcir un peu dans la journée avec une mer pouvant atteindre une hauteur significative de vagues de 4 à 4,5 mètres ». Partisan de l’option sud, Paul Meilhat (Biotherm) « a touché du vent et réussi à bien négocier cette dorsale et est pas mal positionné également. S’il empanne, il se retrouvera dans le même groupe que Maître CoQ V (Yannick Bestaven) et Malizia Seaexplorer (Boris Herrmann) », observe Yann Chateau ce matin. Les marins, qui ont sorti les voiles de portant, font désormais route vers New York, où les premiers pourraient arriver dès lundi matin.

 

Les marins ont profité de la dorsale pour faire un check de leur monture, et de réparer ce qui pouvait l’être. Lors de l’un de ces contrôles, Clarisse Crémer (L’Occitane en Provence) a remarqué une avarie au niveau de la cloison du J3 de son bateau. Après avoir échangé avec la Direction de Course et son équipe technique, la navigatrice, qui souhaite reprendre la course, a décidé de se dérouter vers les Açores pour évaluer et réparer les dommages constatés.

 

« Le match est intense avec Ian Lipinski » (Fabien Delahaye)


De leur côté, les Class40 sont au milieu de la dorsale dans 10-12 nœuds de vent, et devraient en sortir dans le courant de l’après-midi. Positionné le plus au nord de la flotte, Fabien Delahaye mène toujours la danse. « Le match est intense avec Ian (Lipinski). Je l’ai encore à vue. Il ne lâche rien et moi non plus. Je sais qu’il a des problèmes, moi aussi, et que le reste de la flotte n’est pas loin non plus. Tout le monde s’accroche, ça fait toujours du bien d’être devant et d’avoir un petit capital si j’ai besoin de bricoler », racontait le skipper de LEGALLAIS en milieu de soirée hier, confiant avoir cassé une cloison dans le gros temps. « Ça devrait mollir en adonnant doucement pour passer cette petite dorsale qui était plus active pour les IMOCA qu’elle ne l’est pour nous. Le flux d’est se reconstitue bien quand on arrive. On devrait empanner et faire du bâbord sous spi après l’adonnante-molle. Le répit va être court mais il sera le bienvenu », a-t-il ajouté. Décalé un peu dans le sud, Ambroggio Beccaria (Alla Grande Pirelli), 3e au pointage de 8h, a rejoint le duo de tête et grapillé une place au pointage de 8h, au détriment de Nicolas d’Estay (CAFE JOYEUX). L’enjeu pour les Class40 : profiter de la dorsale anticyclonique pour faire un contrôle de leur bateau avant d’affronter une nouvelle dépression.

 

Une autre course

En queue de flotte, les deux marins en lice en catégorie Vintage poursuivent la route à des allures beaucoup plus faibles que les autres concurrents. « La dorsale se sera bien affaissée le temps qu’ils arrivent. Ça devrait passer sans souci », selon Yann Chateau. Si Patrick Isoard (Uship pour Enfants du Mekong), qui affichait 10,6 nœuds au compteur ce matin, devrait continuer à progresser assez rapidement au portant, Rémi Gerin (FAIAOAHE), ne progresse qu’à 1,4 nœud. « Je viens de virer pour contourner la dépression par le dessus et retrouver des vents portants. J’ai 10-12 nœuds de vent réel. Je vais possiblement pouvoir faire un peu d’ouest et mettre le cap sur New York. Sinon, tout va bien à bord. On va se préparer pour la suite et choper les écouter. Ça va monter un peu dans l’après-midi. C’est cool de faire un peu de vitesse sur la route. New York est encore loin », a-t-il déclaré à la vacation de ce matin.

 

 

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