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Destination finale, l’incroyable suspense !

À moins de 160 milles de la ligne d’arrivée, qui devrait être franchie en fin d'après-midi, Yoann Richomme (PAPREC ARKEA) est toujours sous la menace de Boris Herrmann (Malizia – Seaexplorer). À 7 heures ce matin, 18,2 milles séparent les deux hommes qui devraient en toute logique se disputer la victoire finale. Derrière, dans un rayon de 50 milles, ils sont six à batailler pour les places d’honneur !

 

Moins de cinq nœuds de vitesse ! Ces dernières heures, la tête de flotte chez les IMOCA doit composer avec du vent très faible et ça se voit, tant leur progression a été ralentie. À l’issue de cette interminable zone de transition, les skippers devraient à nouveau toucher du vent un peu plus fort. « Ce qui va être intéressant, c’est la gestion de cette zone de transition », explique Amélie Juvien à la direction de course. Il va falloir voir qui sera le plus à l’aise dans du petit temps. Celui qui arrivera le plus vite à sortir de la molle prendra un avantage et pourra en ressortir gagnant.  Ça reste une zone très instable donc il est possible qu’il y en ait un qui parvient à toucher un peu plus de vent qu’un autre ».

 

« Il va falloir tenir la cadence »

 

La situation est incroyable après plus d’une semaine de course. 18,2 milles séparent Yoann Richomme (PAPREC ARKEA), leader depuis jeudi, de Boris Herrmann (Malizia Seaexplorer) qui n’a cessé d’y croire. Derrière, à 70 milles de ce duel, six skippers se tiennent en près de 50 milles : Samantha Davies (Initiatives Cœur, 3e), Maxime Sorel (Vand B – Monbana – Mayenne, 4e), Charlie Dalin (MACIF Santé Prévoyance, 5e), Yannick Bestaven (Maître Coq V, 6e), Justine Mettraux (Teamwork – Team SNEF, 7e) et Damien Seguin (Groupe APICIL, 8e). En somme, le dénouement et la quasi-totalité du ‘top 10’ de la course devrait être connu en fin de journée !

 

« Celui qui est devant peut contrôler mais ceux qui sont derrière sont en capacité de contourner s’il n’y a pas d’air », précise Yann Château. « Il va falloir tenir la cadence et rester lucide malgré l’enchaînement des manœuvres, assure Amélie. Si la mer s’est bien aplatie, il faut tout le temps régler les bateaux ». Dans de telles circonstances, difficile de donner une ETA (une heure d’arrivée estimée) précise. Le premier à franchir la ligne pourrait arriver aux alentours de 16 heures TU, soit 17 heures, heure française. Pour rappel, afin de préserver l’intégrité des bateaux, la ligne d’arrivée est située à 110 milles des côtes américaines. À l’issue du franchissement de ligne, les skippers auront près de 10 heures de navigation à vitesse réduite pour rejoindre les pontons.

 

La même zone de molle en perspective pour les Class40

 

Côté Class40, à près de 700 milles de la ligne d’arrivée, Ambrogio Beccaria (Alla Grande Pirelli) mène toujours la flotte. La tête de course, avec Ian Lipinski (Crédit Mutuel) et Fabien Delahaye (LEGALLAIS) a connu une nouvelle journée très rapide à 16-17 nœuds. « Ensuite, ils sont sortis de la zone de vent un peu forte et ont commencé à ralentir, précise Amélie. La zone de molle dans laquelle sont les IMOCA va se déplacer vers eux donc ça va mollir et ça va les obliger à passer cette phase de transition. Les derniers Class40, eux, devraient également sortir du vent fort. Les premiers devraient arriver jeudi prochain. À noter côté Vintage que Patrick Isoard (Uship pour Enfants du Mékong) progresse à 12 nœuds et pointe de son côté à près de 1400 milles de l’arrivée.

 

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