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Interview de Boris Herrmann, 2e de The Transat CIC


© Jean-Louis Carli


Itw Boris Herrmann (Malizia – Seaexplorer) : « Ça m’a donné confiance, c’était l’objectif principal » 


Auteur d’une belle remontée en fin de semaine dernière, Boris Herrmann (Malizia - Seaexplorer) s’est adjugé la 2e place sur la 15e édition de The Transat CIC à l’issue d’une belle bagarre avec Yoann Richomme (PAPREC ARKÉA). Le skipper allemand, qui a coupé la ligne d’arrivée 2 heures et 18 minutes et 59 secondes après le vainqueur, revient sur sa superbe course. 


Tu as coupé la ligne d’arrivée il y a quelques heures. Comment te sens-tu ? 

Un Gunboat de 60 pieds est venu à ma rencontre sur la ligne d’arrivée. C’était sympa. Je suis très heureux parce que j’avais terminé 2e sur la Transat Anglaise en Class40 en 2008. C’est une coïncidence sympa. J’ai vraiment apprécié cette course. Je pense que c’est bon signe pour le Vendée Globe. 


Quel regard portes-tu sur ton match en fin de course avec Yoann Richomme ?

Yoann a très bien navigué. Il a réussi à gagner les deux dernières courses en solitaire en IMOCA. Il a réalisé l’une des plus grosses performances de la flotte. On n’était pas loin mais je n’ai jamais eu l’opportunité de le rattraper. Mais c’était sympa d’avoir des vitesses similaires. J’étais vraiment content. Le bateau est top.


As-tu rencontré des problèmes techniques pendant la course ? 

Rien qui ne m’ait ralenti. J’en ai rencontré quelques-uns mais ils n’ont pas été trop difficiles à gérer. J’ai toujours pu naviguer à une vitesse décente avec ce bateau qui a été vraiment bon dans les vagues. Il passe bien la mer. Nous avons eu une mer difficile et agitée tout au long du parcours. Ça a peut-être été un peu plus facile pour moi de faire cette course sur ce bateau, qui est rapide dans ce type de conditions. Je n’ai pas été trop stressé. Par contre, j’ai déchiré la grand-voile en prenant un ris, c’est de ma faute. La déchirure était assez importante. J’ai mis une demi-journée pour la réparer. Et j’ai des vis et des antennes qui se sont détachées à l’arrière du bateau. Ça m’a pris du temps de trouver des vis plus grandes et de les remettre en place. A part ça, tout s’est bien passé. Le bateau était très bien préparé. 


Comment as-tu vécu la course ?

Ça m’a pris une semaine pour retrouver une routine, un rythme de sommeil. C’était tendu. Il y avait le plus beau plateau d’IMOCA en solitaire. J’ai presque toujours eu un autre concurrent à l’AIS contre qui me mesurer. La solitude n’a pas été un sujet. J’étais très motivé pour rester dans le match et conserver le rythme. J’étais dans un bon état d’esprit de course. Nous avons eu des basses pressions, du brouillard, du froid, de la mer, tout ce qui fait The Transat CIC. C’est tellement plus stimulant qu’une course vers les Antilles. J’aime tellement New York. J’y ai passé beaucoup de temps avec Giovanni Soldini. J'en garde d'excellents souvenirs. Et j'ai hâte que tout le monde s'y retrouve.


Qu’est-ce que ta participation à The Transat CIC t’a apporté ? 

Je pense que cette course est un excellent test pour le Vendée Globe. J’ai poussé le bateau jusqu’à ses limites. Ça m’a donné confiance, aussi bien en lui qu’en moi. C’était l’objectif principal. Le résultat sportif est un bonus. Sinon, je pense que les nouveaux foils sont bons et rapides. Je ne les ai pas utilisés tout le temps au maximum. Mais ils m’ont apporté un vrai plus. Nous avions aussi besoin de foils de rechange. Les anciens sont toujours bien. Je ne pense pas que la nouvelle paire soit très différente. Nous avons amélioré le bateau dans sa globalité. 







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