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Interview Samantha Davies - Initiatives Coeur

Samantha Davies : « je suis tellement contente de mon résultat » ou « c’est la première fois que je me suis sentie vraiment libre »


Arrivée sur la ligne d’arrivée 5 heures et 48 minutes après le vainqueur de la course, Samantha Davies (Initiatives-Cœur) monte sur la 3e marche du podium (avant jury) de la 15e édition de The Transat CIC. Une magnifique performance pour la navigatrice britannique, qui signe l’un de ses meilleurs résultats en IMOCA.


Comment te sens-tu quelques minutes après avoir terminé la course ?

Je suis très fatiguée mais j’ai déjà ressenti la même fatigue à la fin de pleins d’autres courses, ça fait partie du fun. Je suis tellement contente de mon résultat. C’est mon meilleur classement en IMOCA sur une course au large majeure. 


Qu’est-ce que selon toi les choses que tu as fait le mieux et qui ont contribué à ce résultat ? 

Il y a beaucoup de skippers qui jouent leur qualification pour le Vendée Globe, mais c’est aussi une course qui peut en éliminer certains. J’ai fait une belle course et j’en suis fière. J’ai réussi à pousser le bateau plus fort que jamais parce qu’avant, j’ai toujours eu d’autres raisons de finir les courses. C’est la première fois que je me suis sentie vraiment libre. J’avais envie de pousser, de vraiment tester le bateau avant le Vendée Globe. L’équipe a aussi fait un super boulot. J’ai eu quelques problèmes qui m’ont forcé à ralentir quelques fois, mais quasi rien. Je n’ai quasi pas ouvert la caisse à outils. Ça a beaucoup aidé. 


Toute l’expérience engrangée sur The Ocean Race et avec Jack Bouttell a porté ses fruits…

Oui. Être à l’aise avec le bateau était très important sachant que j’ai cassé des choses qui ont été réparées et renforcées. Je me sens de plus en plus en confiance. Il peut supporter autant que moi, probablement plus.  


Boris a déclaré qu’il avait apprécié d’avoir du monde à portée sur l’AIS pour se mesurer à eux. Partages-tu ce sentiment ? 

C’était bien. J’ai passé une bonne partie du début de course avec Damien Seguin. Et ensuite, j’ai rattrapé Paul Meilhat mais j’ai eu un problème de foils et il s’est échappé avant de taper quelque chose. Je l’ai dépassé. Et ensuite, on a été assez proches avec Boris pendant un bon moment. 


Tu as l’impression de t’être bien débrouillée ? 

C’est une course qui est courte donc tu pousses très fort. Je n’aurais jamais pu continuer comme ça sur tout un tour du monde. Nous avons beaucoup travaillé sur le confort et le bien-être du skipper. Ça fait une vraie différence d’être assise quelque part où tu es en sécurité. L’année dernière, je ne pouvais dormir nulle part en sécurité dans le bateau. On a fait de vraies améliorations en la matière. 


Est-ce que le fait de connaître déjà le parcours t’a aidé ? 

Bien sûr ! J’étais un peu frustrée hier parce que j’ai eu l’impression de ne pas être assez préparée pour le Gulf Stream mais ensuite, je me suis dit que je ne m’en étais pas trop mal sortie parce que j’avais beaucoup navigué dans le coin sur The Ocean Race et la Volvo Ocean Race. 


Qu’est-ce que ça fait de finir la course 110 milles au large de New York ?

C’était un peu bizarre mais ça m’a plu parce que souvent, quand on touche terre, ça peut être un peu la loterie. J’ai hâte d’emmener mon bateau à New York au ponton d’honneur mais sinon, je rêve d’une bière, d’une douche et d’un lit, je ne sais pas dans quel ordre…



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