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ALORS QU’UNE COURSE S’ACHÈVE, LA PROCHAINE EST DÉJÀ CONFIRMÉE

“Je pense que la renaissance de cette course s’est effectuée avec style”


30.05.2016


la prochaine édition sera au calendrier en 2020, après la Route du Rhum Destination Guadeloupe en 2018.


Alors que The Transat bakerly vient de s’achever – le dernier bateau a franchi a ligne d’arrivée mercredi dernier – l’organisateur et propriétaire de la course, OC Sport Pen Duick, vient de confirmer que la prochaine édition sera au calendrier en 2020, après la Route du Rhum Destination Guadeloupe en 2018.


Hervé Favre, directeur du pôle course au large OC Sport Pen Duick: « L’idée de relancer The Transat bakerly cette année était de proposer une grande classique en solitaire tous les deux ans et nous espérons que cette course attirera à l’avenir autant de skippers que la Route du Rhum – Destination Guadeloupe Nous pensons qu’avoir deux courses inscrites de manière ferme au calendrier va permettre aux marins et à leurs partenaires de planifier au mieux leur programme sportif sur le long terme.


A propos de l’édition 2016 de The Transat bakerly, Favre explique que ce retour après 8 ans d’absence a été un grand succès avec 25 bateaux sur la ligne de départ, et une classe Ultime – gagnée par François Gabart (Macif) – engagée pour la première fois et qui a fait une entrée très remarquée.


« Je pense que la renaissance de cette course s’est effectuée avec style » explique Hervé Favre. « Nous avons vu des choses formidables avec les plus grands bateaux de la flotte mais derrière eux, la course a été dure et fidèle à sa réputation. Chaque skipper qui est allé jusqu’à la ligne d’arrivée peut être fier d’être venu à bout de l’un des challenges en solitaire les plus difficiles. »


Au delà des Ultimes, l’autre grande innovation – la création d’un warm up au départ de Saint Malo et à destination de Plymouth – a été un franc succès, aussi bien auprès des marins que des partenaires et du grand public. Hervé Favre confirme déjà que cette formule sera reconduite dans quatre ans :


« Le Warm Up au départ de Saint Malo a offert au public français une superbe opportunité de s’impliquer dans la course et de s’imprégner de l’atmosphère de la course » explique Favre. « Cela a beaucoup plu aux skippers et à leurs sponsors car ils ne pouvaient pas tous se rendre à Plymouth. »


A saluer la performance du dernier compétiteur à avoir franchi la ligne d’arrivée – Hiroshi Kitada (Kiho) – arrivé mercredi dernier et qui devient le premier Japonais à terminer cette Transat, après 22 jours, 18 heures et 3 minutes de mer.


« Je suis très heureux, je ne peux pas trouver les mots pour exprimer ce que je ressens » a expliqué Kitada en posant le pied à Brooklyn. « Je ne comprenais pas pourquoi tout le monde me demandait pour quelle raison j’avais choisi cette course pour débuter mais je n’avais pas réalisé que je commençais par ce qui était le plus dur. »


« Je suis très fier de ce que j’ai réalisé. Cela a été très dur mais je suis heureux de l’avoir fait. Si je dois résumer ces trois semaines de course, c’est l’image des arts martiaux qui me vient à l’esprit. Il faut de l’endurance mais il faut aussi savoir lutter pour tout affronter. Je veux remercier tout le monde, qu’il s’agisse de l’organisation, de mon équipe ou des concurrents. Ils m’ont permis de faire partie de la famille de la course au large. J’ai encore besoin de temps pour réaliser ce que j’ai fait. Je ne me rends pas encore compte. La journée est magnifique, il y a du soleil, les gratte ciels et New York mais je n’y crois pas encore » expliquait Kitada à son arrivée.


Le marin japonais a rejoint New York 14 jours après François Gabart qui a remporté la course après un parcours principalement au portant en seulement 8 jours, 8 heures et 54 minutes. La vitesse moyenne de François Gabart a été de 23,11 nœuds, soit trois fois celle d’Iroshi Kitada.


Entre ces deux bateaux, toute la magie de cette grande transatlantique a fait son effet. La plupart des skippers étaient français mais cinq marins étaient étrangers, venant du Japon, d’Allemagne, de Jersey ou de Grande Bretagne. Six skippers, soit un quart de la flotte n’ont par ailleurs pas réussi à venir à bout de leur transat, y compris le Britannique Richard Tolkien qui a été transféré sur un cargo après s’être blessé en plein milieu de l’Atlantique. A l’exception des Ultimes, tous les concurrents ont eu à faire face à une grosse tempête dans l’Atlantique Nord ainsi qu’à une série de dépressions moins puissantes.


The Transat bakerly a par ailleurs offert plusieurs face à face passionnants comme celui opposant François Gabart à Thomas Coville en Ultime ou celui d’Armel Le Cléac’h et Vincent Riou en tête de la flotte IMOCA. En class 40, plusieurs marins ont lutté pour la victoire et on retient notamment la joute de plusieurs jours qui a opposé Thibaut Vauchel – Camus à Isabelle Joschke et Phil Sharp.


En Multi 50, c’est entre Gilles Lamiré (Rennes French Tech) et Lalou Roucayrol (Arkema) que la bataille s’est jouée et c’est sur un choix stratégique audacieux que Lamiré est parvenu à s’imposer alors que Roucayrol terminait sa course privé de dérive.


Parmi ces combats rapprochés, on retient la rivalité opposant le vainqueur en IMOCA, Armel Le Cléach’ à bord de son foiler Banque Populaire, et son poursuivant, Vincent Riou à bord d’un PRB plus conventionnel. La victoire de Le Cléac’h s’est faite d’une courte tête mais il a su contrôler Riou pendant la majorité de la course, démontrant que, même dans un parcours majoritairement au près, les foils avaient dorénavant l’avantage.


Favre estime que cette bataille a démontré que les foilers étaient devenus indispensables à l’heure où la classe est tournée vers le Vendée Globe. « Le fait qu’un bateau à foils s’impose en IMOCA est représentatif alors que le parcours même ne favorisait pas ce genre de bateaux – c’est la voie de l’avenir – et il n’y a plus de retour en arrière possible » explique Favre.


Alors que la flotte est maintenant arrivée à bon port à New York, il y a pourtant un marin qui vient de mettre pied à terre à La Baule. Loïck Peyron est parti de Plymouth en même temps que tous les concurrents de The Transat bakerly à bord de Pen Duick II avec lequel Eric Tabarly avait gagné en 1964. Son objectif était d’honorer la mémoire de Tabarly ainsi que celle de tous les grands marins qui ont pris part à la course dans le passé en participant dans les mêmes conditions qu’à l’époque.


Pourtant, les conditions de vent fort dans l’Atlantique Nord en ce printemps 2016 ont eu raison de Pen Duick II qui a rencontré des problèmes de voile d’avant. Loïck Peyron a ainsi été contraint de faire demi-tour alors qu’il avait parcouru la moitié de la route vers les Etats Unis. Aujourd’hui, Loïck Peyron n’est plus qu’à quelques milles de la côte française et il ramène Pen Duick II à bon port.

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