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LOÏCK PEYRON : “C’ÉTAIT UN PEU LONG…”

“ça fait du bien d'être à terre, ça bouge un peu d'ailleurs, ça tangue beaucoup car ce bateau-là bouge énormément.”


28.05.2016


Tout juste arrivé au Pouliguen après 24 jours de mer, Loïck Peyron se confie au Télégramme


Il voulait naviguer “à l’ancienne” dans le sillage d’Eric Tabarly, revivre “les sensations de l’époque”. A la barre du ketch “Pen Duick II”, Loïck Peyron a été contraint de faire demi-tour, quasiment à mi-chemin entre Plymouth et New York, à cause d’un problème de cadène. Après 25 jours de mer, le Baulois a retrouvé la terre ferme ce vendredi au Pouliguen.


Source : Le Télégramme


- Vous venez de passer 25 jours en mer mais le port d’arrivée n’est pas celui que vous espériez. Pas trop déçu d’avoir été contraint de faire demi-tour ?


Déjà, ça fait du bien d’être à terre, ça bouge un peu d’ailleurs, ça tangue beaucoup car ce bateau-là bouge énormément. Oui bien sûr, je suis forcément un peu déçu. L’idée, c’était d’aller au bout. C’est toujours un peu décevant lorsqu’on ne va pas au bout d’une histoire mais bon, en terme de durée, c’était un peu la même chose. En terme d’objectif, ce n’est pas tout à fait ça mais je ne pouvais pas aller plus loin avec ce bateau.


- C’était vraiment impossible de continuer ?


Si, c’était possible de continuer. La preuve, il a bien fallu que je rentre. Même si j’ai fait du portant au début, j’ai fait du près ensuite avec des conditions vraiment pas drôles, à aller comme au retour d’ailleurs. J’ai eu des conditions météo très mauvaises, vraiment très mauvaises avec beaucoup de mer, du vent dans tous les sens et surtout du près. C’était laborieux. Mais j’avais un objectif principal qui était d’abord de respecter le bateau et de le ramener à bon port. Quand la cadène s’est arrachée à l’avant, je me suis dit que c’était peut-être un signe. Je n’avais aucune information météo mais on vient de me dire que ça avait été dantesque après. Je l’ai bien vu car tout ce que je n’ai pas pris dans le nez, je l’ai pris dans les fesses en rentrant. Donc continuer aurait été un peu trop casse-gueule”


- Le bateau a souffert. Et le skipper, dans quel état est-il ?


A part ce problème de cadène, Pen Duick II est nickel. Il y a aussi un problème de safran qui couine depuis dix jours. Je vais plonger demain pour voir ça, j’ai peur d’avoir tordu la mèche car je me suis fais coucher deux fois de suite par une grosse déferlante. Quant à moi, même si j’ai été déçu sur le moment, ça va bien. Je suis content de rentrer ici au Pouliguen avec mes amis du Yacht Club et mes copains de l’ENV Quiberon qui sont venus me voir ce matin au large de Belle-Ile.


Retrouvez l’intégralité de l’interview©

Le Télégramme

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