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QUI DES DEUX « TRIS » ?

“"On surveille Érik Nigon, beaucoup plus au Sud, qui reste l'adversaire direct avec un "vieux" bateau" Pierre Antoine”


14.05.2016


A moins de 1000 milles, 40 milles par rapport au but séparent ce matin les deux Multi50 Olmix et Vers un monde sans sida


Pierre Antoine (Olmix) : « Après 24 heures vraiment “sport” à se faire secouer sévèrement dans plus de 30 nœuds et mer très formée, les conditions s’améliorent nettement avec la pression qui remonte à l’approche du Nord de l’Anticyclone des Bermudes. Samedi, on devrait pouvoir virer dans un vent faible qui va basculer Sud puis Sud-Ouest et faire cap sur New York. La dernière partie de la course s’annonce assez ventée. On surveille Érik Nigon, beaucoup plus au Sud, qui reste l’adversaire direct avec un “vieux” bateau. J’espère arriver à faire sécher les cirés avant ce nouveau sprint ! Content de constater que Lalou (Roucayrol) peut continuer malgré son problème de dérive. »


"Ça navigue... Avec mon dernier battement d'aile de mouette cette nuit, j’espère démarrer la remontée vers Nantucket aujourd'hui"


Érik Nigon (Vers un monde sans sida) : « Je profite du vent modéré dans le contournement d’une dernière bulle anticyclonique pour partager un nouvel état d’âme. Et oui encore un… ! Après, le « j’en ai marre y a trop de vent » ! Le « j’en ai marre y a pu d’vent ! » Le « et puis ça casse de partout et j’aime pas le bricolage ! » Le « chui pas venu ici avec un piolet, l’Everest de la voile c’est une image ! » Voilà, le… « bon ben, je lui cloue le bec ou pas à mon éolienne ?? »


Mon engagement avec AIDES pour couper la chique au sida est je pense agréé, mais je suis aussi depuis toujours des fameux cours d’écologie à l’université Pierre et Marie Curie, sensible à l’équilibre de notre environnement…


C’est donc bien naturellement que j’ai embarqué une source d’énergie alternative au moteur diesel du navire, en l’occurrence une éolienne.


Et ça marche ! Je réduits ainsi ma consommation en carburant fossile de 20%, c’est génial ! Mais, j’ai aussi augmenté de 300% ma consommation de Doliprane et n’entends plus parfois le bruit du vent (et on en génère du vent sur cette trapanelle !) couvert par le sifflement à petite vitesse qui devient vrombissement créant une légère vibration à tout le bateau (bon, c’est vrai qu’il est très mou mais quand même) quand elle s’emballe ce qui est très fréquent, vu le vent apparent que je crée)


Pour l’instant, ma fibre militante l’emporte et je résiste à l’entraver pour quelques temps, mon instinct de survie aide aussi, car quand elle m’en met plein les acouphènes elle sait bien qu’elle est inaccessible au bout du bras, là où les vagues passent par dessus le flotteur…


À part ça, ça navigue… Avec mon dernier battement d’aile de mouette cette nuit, j’espère démarrer la remontée vers Nantucket aujourd’hui. Donc une nuit blanche avec ma frontale sur le gennak pour être à 130° du vent et profiter de l’adonnante jusqu’à l’empannage de l’autre côte de la bulle. J’ai bien répété la dernière fois et cette zone de pétole devrait être moins difficile (je touche du kevlar)


Il y a du soleil et mon “activecho” me signale un cargo dans le coin, donc je vais rester vigilant et suivre à l’AIS. »

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