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Tout comprendre sur le rush final en Class40

Les arrivées continuent de se succéder en IMOCA où dix skippers sont encore attendus sur la ligne d’arrivée. Chez les Class40, le duel est toujours aussi intense entre Ambrogio Beccaria (Alla Grande Pirelli, 1er) et Ian Lipinski (Crédit Mutuel, 2e) qui ne sont séparés que de 15 milles. Alors qu’il reste un peu moins de 24 heures avant l’arrivée, Amélie Juvien de la direction de course décrypte les clés du rush final chez les Class40.


 

Le duel en tête de course

 

« Les skippers ont eu une zone de vent très faible à passer ces derniers jours. Dans cette zone, Ian Lipinski est parvenu à revenir sur Ambrogio Beccaria. Ça n’a pas empêché le skipper italien de ressortir par devant même si l’écart a fondu entre les deux hommes. Le match n’est clairement pas fini et son issue reste totalement incertaine. Ils ont tous les deux des bateaux très rapides. On voit qu’Alla Grande Pirelli contre-attaque pour se protéger à chaque fois que Crédit Mutuel attaque. C’est un beau duel qui est loin d’être terminé ! »

 

Ce qui les attend

 

« Il n’y a que 15 milles d’écart alors qu’il reste 200 milles à parcourir… Ce n’est rien ! Alors qu’ils avaient retrouvé de l’air, ils devront à nouveau traverser une zone de transition. C’est un petit centre dépressionnaire qui passera dans leur Nord et qui va créer à nouveau une zone instable. Après avoir eu des vitesses conséquentes ces dernières heures, ça va mollir à nouveau. Il y a aussi des grains qui rendent la situation météo particulièrement instable, des changements de direction du vent, des variations d’intensité… Ils auront au maximum 15 nœuds mais il faudra bien se placer, conserver une bonne vitesse et trouver le bon curseur entre les opportunités et les risques. Ça ne va pas être de tout repos ! »

 

Les ETA et le reste du podium

 

« Il reste environ 24 heures de course puisqu’ils sont attendus vendredi matin (vers 5 heures UTC, 7 heures, heure française). La zone de molle a fait l’effet d’un élastique, Fabien Delahaye (LE GALLAIS) y est resté un peu empêtré. Il a perdu du terrain et ce sera compliqué de les rattraper. Fabien devra assurer sa 3e place parce que derrière, Nicolas d’Estais (Café Joyeux) se montre très opportuniste. »

 

Le point sur le reste de la course

 

« Nous avons dépassé la moitié des arrivées chez les IMOCA. Il y a un peu d’écart avec les derniers à franchir la ligne, ceux qui ont notamment connu quelques soucis techniques. Côté Class40, Amélie Grassi (La Boulangère Bio) et Timothé Polé (Zeiss) évoluent dans la précédente zone de vent faible où toute la flotte est passée même s’ils devraient être un peu moins impactés que les autres. Ils vont devoir tricoter pour s’en sortir. Ce sera aussi le cas pour Patrick Isoard (Uship pour Enfants du Mékong) en catégorie Vintage (1er).


Anatole Facon (Good Morning Pouce, 9e chez les Class40) et Rémy Gérin (FAIAOAHE, 2e chez les Vintage) progressent au milieu de l’Atlantique. Ils vont faire face à une dépression avec 30, 35 nœuds avec une mer formée de 5 mètres et devraient la passer au Sud. Et puis on n’oublie pas Clarisse Crémer (L’Occitane en Provence, IMOCA) qui est aux Açores et qui compte bien repartir en course et arriver avant la fermeture de ligne. »

 

 

 

 

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